Cet
étage (-14,8 à -11,2 Ma) a été défini par
Pareto (1865) d'après des dépôts présents à
Serravalle, en Italie. Il est notamment représenté à
Pessac (Magonty), Saucats (Lassime), mais surtout à Salles dans le
vallon de la Leyre (à tel point qu'un étage régional,
le Sallomacien, fut créé pour ces dépôts par Fallot
en 1893). En Aquitaine, les anciens auteurs ont longtemps attribué
à l'étage Helvétien des formations du Miocène
moyen, qui regroupaient en réalité des dépôts à
la fois du Langhien (-16,4 à -14,8 Ma), non représenté
sous faciès marin dans le secteur étudié,
mais présent dans les Landes, et du Serravallien.
Ces étages sont aujourd'hui bien différenciés.
D'une manière générale, le Serravallien est marqué
par un certain rafraîchissement climatique par rapport au Miocène
inférieur.
Par exemple, chez les Coraux, les espèces récifales ont disparu
et la faune globale s'est sensiblement appauvrie
(il reste essentiellement des Coraux solitaires).
La mer, à la fin de cet étage, se retire définitivement
de notre secteur.
Les grains de glauconie
abondent dans ces niveaux, caractérisés par de gros Bivalves
(Megacardita, Pectinidae, Anadara), des Bryozoaires (Lunulites,
Discoporella, Hornera), de nombreux restes de Poissons et de
Cétacés (dents, aiguillons, vertèbres, otolites,
etc.).